Comparaison visuelle entre un louage collectif blanc à bande rouge et un train de la SNCFT sur fond de paysage tunisien côtier
Publié le 17 mai 2024

Le vrai dilemme pour un trajet Tunis-Sousse n’est pas un simple choix entre vitesse et confort, mais un arbitrage stratégique entre la flexibilité totale du louage et la prévisibilité toute relative du train.

  • Le louage offre un départ quasi-immédiat dès qu’il est plein, mais avec un confort et un espace bagage très limités.
  • Le train propose des sièges plus confortables et de l’espace, mais ses horaires fixes sont souvent compromis par des retards fréquents.

Recommandation : Optez pour le louage si votre priorité absolue est de partir au plus vite. Préférez le train si vous n’êtes pas à la minute près et que l’espace pour vous et vos bagages est non négociable.

Organiser un trajet entre Tunis et Sousse confronte chaque voyageur à une question emblématique de la mobilité tunisienne : faut-il céder aux sirènes du louage, ce taxi collectif réputé pour sa rapidité, ou privilégier le confort supposé du train opéré par la SNCFT ? À première vue, le débat semble se résumer à un simple échange entre la vitesse et le bien-être. Les forums de voyageurs et les guides rapides dressent souvent ce portrait binaire, présentant le louage comme une aventure authentique et le train comme une option plus sage, bien que potentiellement plus lente.

Pourtant, cette vision omet l’essentiel de ce que les locaux savent d’instinct. Le choix ne se situe pas tant entre la rapidité et le confort, mais dans un arbitrage bien plus subtil entre deux philosophies du transport : la logique de flux permanent du louage et la logique d’horaire fixe du train. Comprendre cela, c’est passer du statut de touriste qui subit les transports à celui de voyageur avisé qui les maîtrise. Car la véritable clé n’est pas de savoir lequel est intrinsèquement « meilleur », mais de décoder les règles implicites de chaque système pour l’adapter à sa propre contrainte du moment : l’horaire d’un rendez-vous, le volume de ses bagages ou son seuil de tolérance au chaos organisé.

Cet article se propose de dépasser la comparaison superficielle. Nous allons analyser en profondeur le fonctionnement de chaque mode de transport, non pas sur le papier, mais dans la réalité du terrain. De la localisation de la bonne gare de louage aux astuces pour voyager sereinement en tant que femme seule, en passant par la gestion des bagages et le « contrat social » de la vitesse, vous obtiendrez toutes les clés pour faire un choix éclairé, comme un Tunisien.

Pour vous guider dans cet arbitrage, cet article est structuré pour répondre aux questions pratiques que vous vous posez. Explorez les différentes facettes de ce choix pour voyager en toute sérénité.

Comment repérer la bonne station de louage et payer sa place ?

L’une des premières difficultés pour un voyageur non initié est de naviguer dans le système des gares de louage à Tunis, qui sont spécialisées par destination. Contrairement à une gare ferroviaire unique, il existe plusieurs stations de louage. Pour un trajet vers Sousse, la seule et unique destination est la gare de Moncef Bey. Oubliez Bab Alioua (dédiée au sud) ou Bab Saadoun (pour l’ouest), vous y perdriez un temps précieux. Une fois sur place, le chaos apparent s’organise selon une logique simple.

Il faut d’abord identifier les bons véhicules. Les louages se distinguent par la couleur de la bande sur leur carrosserie : les véhicules à bande rouge sont ceux qui effectuent les liaisons interrégionales longue distance, comme Tunis-Sousse. Ne vous laissez pas distraire par les bandes bleues (régionales) ou jaunes (rurales). Le processus de paiement est ensuite standardisé pour éviter toute arnaque. Le prix est fixe et réglementé ; il n’y a aucune négociation à avoir. Selon les tarifs en vigueur, il faut compter environ 11 dinars pour un trajet Tunis-Sousse. L’achat du ticket se fait systématiquement au guichet officiel de la gare avant de monter dans le véhicule. Ce ticket est votre contrat de transport.

Une fois votre billet en main, il vous reste à trouver votre louage. Deux techniques s’offrent à vous : la plus traditionnelle consiste à écouter les « aboyeurs » qui crient à tue-tête le nom de la destination pour remplir les derniers sièges. La méthode plus moderne et sûre est de repérer le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule, qui est souvent indiqué sur votre ticket. Enfin, le choix de la place n’est pas anodin : les places avant, à côté du chauffeur, sont souvent plus confortables et offrent moins de secousses, mais la place du milieu à l’arrière est à éviter si vous tenez à vos épaules.

Pourquoi le train est-il plus confortable mais moins fiable que le bus ?

Sur le papier, le train de la SNCFT semble être l’alternative civilisée au louage. Il offre un espace personnel bien plus généreux, la possibilité de se lever, des toilettes (à la propreté variable) et surtout, un espace dédié pour les bagages volumineux. Les sièges, notamment en classe « confort », sont indéniablement plus agréables pour un trajet de plus de deux heures. Cependant, ce confort théorique se heurte à une réalité bien connue des usagers : une fiabilité très aléatoire. Les retards ne sont pas l’exception mais la norme, et les annulations de dernière minute ne sont pas rares.

Cette incertitude transforme chaque voyage en train en un pari sur le temps. Un témoignage récent illustre parfaitement ce problème. Comme le rapporte un voyageur sur une plateforme d’avis en ligne :

J’adore les voyages en train mais même pour moi il y a une limite. Hier, il y a eu 4 heures de retard sur mon train Sfax-Tunis. C’est seulement 270 km. Après une attente de 3 heures pour le train Sousse-Tunis, il a été annulé et j’ai fini par prendre un louage.

– Voyageur, TripAdvisor

Cette expérience n’est pas un cas isolé. La climatisation, bien que présente, est aussi sujette à des pannes, transformant un wagon en étuve en plein été. Le louage, bien que plus spartiate, part dès qu’il est plein, offrant une certitude de départ que le train ne peut garantir.

Vue intérieure d'un wagon de train SNCFT avec sièges en tissu bleu et passages spacieux

Ce tableau comparatif résume l’arbitrage fondamental entre les deux options pour le trajet spécifique Tunis-Sousse, en se basant sur les données de transport compilées par des plateformes spécialisées.

Comparaison Train vs Louage sur le trajet Tunis-Sousse
Critère Train SNCFT Louage
Durée théorique 2h18 1h45-2h
Tarif 2025 11 dinars (classe confort) 11 dinars (fixe)
Fréquence départs 3-5 trains/jour Continu (dès remplissage)
Ponctualité Retards fréquents Départ immédiat si plein
Confort Climatisation (parfois en panne) Variable selon véhicule

Bus ou Louage : lequel est le plus sécurisant pour une femme voyageant seule ?

La question de la sécurité, particulièrement pour les femmes voyageant seules, est un critère de décision majeur. L’image du louage, avec sa promiscuité et son côté informel, peut susciter des appréhensions légitimes. Pourtant, l’expérience de nombreuses voyageuses tend à montrer que le système est globalement sûr, notamment grâce à la structure des tarifs fixes qui élimine les risques d’arnaque et à la nature collective du transport qui décourage les comportements déplacés.

Le bus national, opéré par la SNTRI, offre un environnement plus formel et potentiellement plus rassurant. Les passagers sont assis individuellement, les billets sont nominatifs et le cadre est plus structuré. Cependant, le louage présente un avantage social : la possibilité de choisir sa place de manière stratégique. S’asseoir à l’avant près du chauffeur ou à côté d’une autre femme ou d’une famille sont des pratiques courantes et efficaces pour garantir sa tranquillité.

Étude de cas : l’expérience d’une voyageuse solo en Tunisie

Une voyageuse indépendante ayant parcouru la Tunisie pendant deux mois rapporte avoir utilisé des dizaines de louages sans jamais rencontrer d’incident majeur. Elle souligne que le système, bien que pouvant paraître chaotique, est rodé et sécurisé. Sa principale recommandation est de toujours choisir la place avant près du chauffeur ou de s’installer à côté d’une autre femme. Cette stratégie simple lui a permis de voyager sereinement, confirmant que le louage est une option viable et sûre pour les femmes seules, à condition d’appliquer quelques règles de bon sens.

Quel que soit le mode de transport choisi, certaines précautions restent universelles. Voici quelques conseils pratiques :

  • En louage : Privilégiez la place avant ou asseyez-vous à côté d’une autre femme.
  • En train : Optez pour un wagon bien éclairé et peuplé, de préférence avec des familles, et évitez les compartiments vides, surtout en soirée.
  • Vigilance générale : Gardez toujours vos effets personnels de valeur près de vous et évitez de vous isoler avec des écouteurs.
  • Arrivée de nuit : Un point crucial est l’emplacement des gares. À Sousse, la gare SNCFT est centrale et bien située. La gare des louages, en revanche, est plus excentrée, ce qui peut rendre une arrivée tardive plus compliquée à gérer.

L’erreur de venir avec deux grosses valises pour prendre un louage bondé

C’est peut-être la règle d’or du voyageur en louage : voyagez léger. L’erreur la plus commune, et celle qui transforme une expérience potentiellement efficace en véritable calvaire, est de se présenter à la gare avec des bagages volumineux. Il faut comprendre que l’espace dans un louage est optimisé pour les passagers, pas pour leurs affaires. Le coffre d’un monospace de 8 places est à peine plus grand que celui d’une petite citadine. Cet espace doit être partagé entre tous les passagers, ce qui laisse très peu de place pour chacun.

Les témoignages de voyageurs sont unanimes : venir avec plus d’un bagage de taille cabine est une source de stress. Dans le meilleur des cas, votre valise sera compressée et écrasée par d’autres. Dans le pire des cas, si le coffre est plein, vous pourriez être contraint de payer une place supplémentaire simplement pour votre bagage, ou de le garder sur vos genoux, ce qui est tout simplement impossible pour une valise rigide. C’est un « contrat social » implicite : on accepte la rapidité du louage en échange d’un minimalisme en matière de bagages.

Vue macro du coffre arrière ouvert d'un louage montrant l'espace restreint pour les bagages

Si vous ne pouvez pas vous passer de vos bagages volumineux, le louage n’est tout simplement pas la bonne option. Heureusement, des alternatives existent :

  • Le train : C’est la solution la plus évidente. Le train est beaucoup plus permissif et dispose d’espaces dédiés aux bagages en tête de wagon ou au-dessus des sièges. Il n’y a pas de limite stricte.
  • Privatiser un louage : C’est une solution confortable mais coûteuse. En payant les 8 places, vous disposez du véhicule pour vous seul et vos bagages, mais le prix est évidemment multiplié.
  • Service de messagerie SNTRI : Une option méconnue mais très pratique est d’envoyer vos bagages à l’avance via le service de fret des bus nationaux. Vous déposez votre valise à la gare routière et la récupérez à destination.
  • Respecter la règle du bagage unique : L’idéal reste de voyager avec un seul sac à dos ou une petite valise qui peut être portée d’une main et, au besoin, calée entre vos jambes.

Voyager de nuit entre les villes : est-ce une bonne idée économique ?

L’idée de voyager de nuit pour gagner du temps et économiser une nuit d’hôtel est séduisante, mais dans le contexte du transport Tunis-Sousse, c’est une fausse bonne idée. La logique de fonctionnement des louages, qui est basée sur le remplissage, rend les départs nocturnes extrêmement rares, voire inexistants. Un louage ne part que lorsqu’il a ses 8 passagers. Or, la demande chute drastiquement après la tombée de la nuit.

Concrètement, les services de louage s’arrêtent presque complètement. En été, il devient très difficile de trouver un départ après 19h ou 20h. En hiver, cette limite peut même descendre à 17h ou 18h. Attendre qu’un véhicule se remplisse en pleine nuit peut prendre des heures, annulant totalement l’avantage de rapidité du système. Le train n’est pas une meilleure alternative. Les liaisons ferroviaires nocturnes sont très limitées sur cet axe. Selon les horaires de la SNCFT pour 2025, le dernier train direct de Tunis vers Sousse part généralement autour de 21h15.

La véritable stratégie économique ne consiste donc pas à voyager de nuit, mais à optimiser son départ en journée. La meilleure approche est de partir très tôt le matin. En prenant l’un des premiers louages, vers 6h du matin, vous bénéficiez de deux avantages majeurs : le véhicule se remplit rapidement avec les travailleurs et les voyageurs matinaux, et vous évitez les embouteillages monstres à la sortie de Tunis. Un trajet qui peut prendre plus de 2h30 en pleine journée peut être bouclé en 1h45 si vous partez à l’aube. C’est là que se situe la vraie optimisation de temps et d’argent.

Train ou Louage : quel transport privilégier pour traverser le pays en diagonale ?

Si le duel train-louage est pertinent pour l’axe côtier Tunis-Sousse, il perd tout son sens dès que l’on souhaite s’aventurer à l’intérieur du pays ou effectuer des trajets transversaux. Le réseau de transport tunisien est construit en étoile autour de la capitale et suit principalement la côte. Le réseau ferroviaire, en particulier, est très efficace sur l’axe nord-sud le long du littoral (Tunis – Sousse – Sfax – Gabès), mais il est quasiment inexistant pour les liaisons est-ouest.

Pour un trajet en diagonale, comme relier Sfax à Kasserine, ou Sousse à Gafsa, le louage n’est plus une option, il devient une obligation. C’est le seul moyen de transport public qui offre un maillage fin et complet du territoire, desservant les villes de l’intérieur et les zones moins touristiques. Le système de louage fonctionne comme un réseau capillaire qui prend le relais là où les artères principales (le train et les autoroutes) s’arrêtent. Il existe même des louages ruraux (à bande jaune) pour les liaisons entre villages.

Pour les très longs trajets qui traversent le pays, la stratégie la plus intelligente est souvent hybride. Un voyageur peut, par exemple, prendre un train confortable de Tunis à Gabès, puis enchaîner avec un louage de Gabès à Douz pour explorer le désert. Cette complémentarité est la clé d’une mobilité efficace en Tunisie. Le tableau suivant, basé sur des données de l’infrastructure de transport en Tunisie, illustre bien cette différence de couverture.

Couverture géographique Train vs Louage
Zone Train SNCFT Louage
Axe côtier Est Excellente couverture Disponible partout
Intérieur du pays Lignes limitées Réseau complet
Trajets diagonaux Inexistant Seule option
Villages isolés Non desservi Louages ruraux disponibles

Bus vs Louage : le bus est-il vraiment 30% plus lent ?

Dans la hiérarchie des transports interurbains, le bus national de la SNTRI est souvent perçu comme le parent pauvre, plus lent que le louage et moins confortable que le train. L’idée qu’il serait significativement plus lent est une croyance répandue. En théorie, le louage, plus petit et plus agile, devrait être plus rapide. En pratique, la différence est souvent moins marquée qu’on ne l’imagine, et le bus possède même un avantage caché.

Si l’on compare les temps de trajet bruts, d’après les données de transport compilées, le louage effectue le trajet Tunis-Sousse en 1h45-2h, tandis que le bus SNTRI met environ 2h30. Le train, lui, est annoncé à 2h18. La différence entre le louage et le bus n’est donc pas de 30%, mais plutôt de l’ordre de 15-20%. Surtout, ce calcul ne prend pas en compte le temps d’attente pour que le louage se remplisse, qui peut facilement atteindre 30 à 45 minutes en heures creuses, annulant ainsi une grande partie de son avance.

L’avantage stratégique du bus SNTRI est sa discipline d’itinéraire. Les bus nationaux sont contraints d’emprunter systématiquement l’autoroute à péage. Cela leur garantit une vitesse constante et un temps de trajet prévisible. À l’inverse, certains chauffeurs de louage, pour économiser les frais de péage, peuvent opter pour la route nationale. Bien que plus courte en kilomètres, elle est beaucoup plus lente en raison des traversées de villes et de la circulation. Dans ce scénario, le louage perd tout son avantage de vitesse et peut même devenir plus lent que le bus. Choisir un bus SNTRI, c’est donc opter pour la prévisibilité d’un temps de trajet, au détriment d’une flexibilité de départ.

À retenir

  • Le choix Tunis-Sousse n’est pas vitesse vs confort, mais un arbitrage entre la flexibilité du louage (départ dès qu’il est plein) et la prévisibilité du train (horaires fixes mais retards fréquents).
  • Les bagages sont un critère décisif : l’espace extrêmement limité dans un louage le rend inadapté aux valises volumineuses, faisant du train la seule option viable dans ce cas.
  • La sécurité en louage repose sur un « contrat social » de vitesse et des stratégies de placement (près du chauffeur, à côté d’une femme), le rendant globalement sûr même pour une femme seule.

Sécurité ou Vitesse : que faut-il savoir avant de monter dans un « Louage » ?

Monter dans un louage, c’est accepter un « contrat social » implicite. En échange d’un tarif modique et d’un temps de trajet souvent imbattable, le passager accepte un certain niveau de risque lié à la vitesse. La réputation des chauffeurs de louage pour leur conduite « sportive » n’est pas totalement infondée. C’est un élément intrinsèque du système, qui répond à la demande principale des usagers : arriver vite. Cependant, il est essentiel de nuancer cette image et de connaître les moyens de gérer ce facteur.

La sécurité routière est un enjeu majeur en Tunisie. Selon l’Observatoire National de la Sécurité Routière, bien que l’excès de vitesse ne soit impliqué que dans 14,35% des accidents, il est responsable de près de 30% des décès, ce qui souligne sa gravité. Les chauffeurs de louage sont des professionnels de la route, habitués aux longs trajets, et la plupart connaissent parfaitement les limites de leur véhicule et de la route. Néanmoins, en tant que passager, vous n’êtes pas totalement démuni et avez le droit de vous sentir en sécurité.

La clé est d’être un passager actif plutôt que passif. Il existe une phrase simple mais très efficace, connue de tous les Tunisiens, à utiliser si vous estimez que le chauffeur prend trop de risques : « Chauffeur, bechwaya aaychek » (Chauffeur, doucement s’il vous plaît). Prononcée sur un ton calme mais ferme, cette demande est socialement acceptée et rarement ignorée, surtout si elle est soutenue par d’autres passagers. Votre sécurité prime sur la performance.

Votre plan d’action : évaluer la sécurité d’un louage avant de monter

  1. Observer le véhicule : Avant même de payer votre ticket, jetez un œil à l’état général du louage qui s’apprête à partir. Des pneus visiblement usés ou une carrosserie en très mauvais état sont des signaux d’alerte.
  2. Évaluer le chauffeur : Observez l’attitude du conducteur. Un chauffeur calme et posé est toujours préférable à quelqu’un qui semble agité, pressé ou nerveux. Fiez-vous à votre intuition.
  3. Analyser le kilométrage : Ne soyez pas surpris de voir des compteurs affichant plus de 400 000 km. Ces véhicules sont conçus pour rouler, mais un kilométrage excessif combiné à un mauvais état général doit vous inciter à attendre le suivant.
  4. Connaître votre droit d’intervention : Gardez en tête qu’il est tout à fait acceptable de demander collectivement au chauffeur de ralentir. C’est un droit informel mais respecté par la profession.
  5. Comprendre le compromis : Acceptez que le louage est un système basé sur un arbitrage vitesse/sécurité. Si votre seuil de tolérance au risque est très bas, le train ou le bus SNTRI seront des options plus sereines pour vous.

Maintenant armé de cette connaissance approfondie, vous pouvez aborder votre prochain trajet Tunis-Sousse non plus comme une épreuve, mais comme une décision stratégique. Évaluez vos priorités du moment – rapidité, coût, confort, volume des bagages – et choisissez le mode de transport qui y répond le mieux, en toute connaissance de cause.

Rédigé par Karim Ben Amor, Expert en Logistique de Transport et Location Automobile. Ancien gestionnaire de flotte avec 15 ans d'expérience dans le secteur de la mobilité en Tunisie.